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Présentation de l'enseignement des Langues Anciennes pour la rentrée prochaine et pour 2016

(cliquer sur l'image pour défiler les diapositives)

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LE LATIN EN CINQ  QUESTIONS

I°) A QUOI CA SERT ?

-Dans la vie professionnelle :

Les langues anciennes n’apprennent un savoir directement exploitable sur le marché du travail que dans les professions scientifiques (médecine, pharmacie, botanique...) ou l'archéologie par exemple !

Dans les autres domaines, l'apprentissage des Langues et Cultures de l'Antiquité sera sensible très indirectement, mais appréciable : culture générale, rigueur dans l'expression, meilleure maîtrise du Français...

-L’utilité est indirecte mais pas moins importante :

Le latin comme le grec participent à l’éveil de l’enfant : en faisant travailler et en développant son esprit d’analyse, de déduction, il apprend à utiliser le raisonnement logique tout comme l’intuition, il apprend à réfléchir sur le fonctionnement d’une langue donc de toutes ! Et comme il s’agit de la langue mère du français, l’apport en termes d’étymologie et de vocabulaire est considérable.

Apprendre le latin c’est aussi reprendre la grammaire et la conjugaison françaises en les approfondissant, c’est également découvrir une histoire, des cultures, des civilisations antiques qui ont profondément marqué la nôtre…

 La connaissance de l’autre, la culture générale, la richesse et la précision dans l’expression orale comme écrite sont des atouts réels dans la vie, y compris professionnelle…

-Quel que soit le cursus d’études choisi par l’enfant ensuite :

Qu’il opte pour des études longues ou courtes, plutôt scientifiques ou littéraires, le choix du latin au collège est un atout  reconnu ensuite lors de l’examen de son dossier scolaire pour une inscription dans n’importe quelle formation.

Trois ans de latin au collège, même sans suite au lycée, c’est un luxe que peut  s’offrir le jeune qui n’est pas encore obligé de choisir une option pour son utilité professionnelle.

La poursuite du latin, comme option facultative, au lycée, conserve les mêmes intérêts que ceux évoqués plus haut. On peut y ajouter une dimension plus littéraire dans l’étude des textes et c’est un atout majeur pour la préparation de l’épreuve anticipée de Français en fin de Première…

L’option est  autant (voire plus) choisie par les scientifiques (Bac S) que les autres élèves, car elle seule permet un bonus de points considérable (points au-dessus de la moyenne multipliés par 3 !) pouvant faciliter l'obtention d'une mention.

II°) EST-CE BEAUCOUP DE TRAVAIL ? TROP DE TRAVAIL EN PLUS ?

Choisir le latin ou le latin-grec au collège, c’est accepter 2h hebdomadaires de plus dans son emploi du temps en 5ème, 3h hebdomadaires en 4ème et 3ème. Donc oui, c’est plus d’heures de cours…

Pour le travail personnel, 1h de cours donne10 à 15 mn de travail à la maison, (temps moyen évalué  par les élèves eux-mêmes). C’est une moyenne et il peut arriver qu’une activité prenne plus ou moins de temps, ou que le professeur adapte la quantité de travail demandée selon les aléas des emplois du temps (moins de travail du jour pour le lendemain et un peu plus ensuite.)

 Il serait donc faux de prétendre que le latin ne donne pas plus de travail, comme n’importe quelle activité, qu’elle soit scolaire, artistique ou sportive, apprendre le latin nécessite mémorisation et entraînement ! Cette dimension elle-même est d’ailleurs formatrice puisqu’elle exige du jeune qu’il accepte de travailler plus pour apprendre plus et qu’il s’organise bien dans son travail pour gérer une matière supplémentaire.

III°) ALORS QUI PEUT FAIRE DU LATIN OU DU LATIN-GREC ?

Une idée difficile à combattre voudrait que le latin soit réservé aux bons voire très bons élèves ; cela est dû à une période précise -et restreinte- dans l’enseignement au collège, qui faisait commencer le latin en 4ème, en même temps que la  2ème langue vivante, et exigeait des élèves qu’ils « ingurgitent » beaucoup de nouveautés en même temps, le terme « ingurgiter » étant à  peine humoristique puisque l’enseignement du latin d’alors consistait essentiellement à mémoriser une grande quantité de morphologie (déclinaisons, conjugaisons) aux dépens souvent de la civilisation et de l’étymologie.

 L’approche du latin est tout autre aujourd’hui, conformément aux textes officiels de l’Education Nationale d’ailleurs, et en démarrer l’étude en 5ème permet aux élèves une découverte en douceur et moins rébarbative puisque l’étude de la langue, de l’étymologie et de la civilisation y sont pratiquées à parts égales.

Le latin peut être pratiqué par tout élève n’ayant pas de difficultés majeures (avoir trop de lacunes à combler dans les autres matières rendrait  en effet déraisonnable le choix d’une option et de travail supplémentaire) et …disposé à travailler un minimum !

L'apprentissage simultané du latin et du grec demande au début un peu plus de « gymnastique » mentale, il faut réapprendre à lire et à écrire pour commencer...Ensuite, ce sont les ressemblances entre les langues qui sont mises en avant, en même temps que les interactions culturelles entre les deux civilisations, et avec la nôtre.

 Ce qui doit déterminer le choix des élèves c'est avant tout l’envie de découvrir des civilisations antiques qu’ils ont déjà côtoyées dans leur programme d’histoire de 6ème. L’envie de mieux connaître et pratiquer sa propre langue, l’envie de découvrir l’origine de bon nombre de mots de notre langue, l’envie de mieux connaître l’histoire, la mythologie antiques…. Une envie que les parents peuvent certes essayer d’encourager mais qui demeure propre à l’élève : incitons-les vivement mais ne les obligeons pas !

Les latinistes et les latiniste-hellénistes  sont répartis dans toutes les classess de 5ème. Ainsi aucune classe n’est constituée exclusivement d’élèves étudiant une ou deux langues anciennes.

 V°) EST-CE QUE JE PERDS MON LATIN ?

Si le latin est choisi en 5ème, la logique d’un apprentissage qui ait du sens veut qu’on le pratique jusqu’en 3ème, et les textes vont dans ce sens. Pour le latin-grec, un examen de situation individuelle peut être envisagé en cas « d’erreur d’aiguillage », l’élève d’un groupe latin-grec pouvant être redirigé en latin (mais pas dispensé d’option !) en fin d’année scolaire.

Le choix de poursuivre en lycée ou pas dépend d’abord de la motivation du jeune mais aussi du difficile choix des options au lycée, à partir de la classe de 1ère surtout …Un certain nombre d’élèves de lycée d’enseignement général réussissent à garder le latin en option, en filière scientifique comme littéraire. Mais ce n’est en aucun cas obligatoire, l’apprentissage du latin peut cesser en fin de 3ème et les trois ans acquis sont déjà bénéfiques !

Pour les examens, le latin étant une option, seuls les points obtenus au-dessus de la moyenne sont pris en compte, qu’il s’agisse du contrôle continu comme c’est le cas pour le Brevet des Collèges jusqu’à présent, ou d’une présentation en tant qu’option facultative au BAC (textes préparés en classe et présentés à l’oral, les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par 3 contre 2 pour les autres options facultatives).

IV°) QUE FAIT-ON EN COURS DE LATIN ?

Sans entrer dans  les détails des programmes, en cours de latin on fait de l’étude de la langue (on conjugue, on décline, on analyse, on pose des questions et on y répond en latin, on lit des textes d’auteurs en version bilingue, on apprend du vocabulaire…)

 En cours de latin on fait de l’étymologie, on retrouve l’origine et le sens des mots français tout en allant visiter régulièrement d’autres langues, on apprend du vocabulaire français…

En cours de latin enfin on découvre une civilisation avec son histoire, légendaire ou archéologique, sa vie quotidienne, familiale, politique, religieuse, artistique, on découvre une mythologie fascinante en lisant des extraits de textes fondateurs comme ceux d’Homère, d’Ovide, Virgile…sans pouvoir éviter-tant mieux-les autres civilisations qui ont fleuri autour de la Méditerranée…

Lecture, questions à propos des textes, exercices, dialogues en latin, traduction de phrases (en latin ou en français) sans qu’il soit vraiment question de version et encore moins de thème au collège, exposés oraux…telles sont les activités menées en cours, et les acquis comme les compétences (en lien avec les exigences du Socle Commun) sont régulièrement évalués et notés, toujours de manière annoncée et préparée (jamais d’interro surprise !)

Enfin, les Langues et Cultures de l’Antiquité permettent un travail en Histoire des Arts privilégié en fournissant des objets d’étude antiques d’une part, mais aussi pour avoir inspiré les artistes jusqu’à nos jours.

Pourquoi proposer un enseignement conjoint du latin et du grec dans notre collège ?

            -Pour permettre aux élèves intéressés de faire du grec et du latin : dans la structure actuelle ils doivent  choisir entre les deux car l’initiation au grec n’est prévue au collège qu’en classe de 3ème et à condition de ne pas être latiniste ! C’est regrettable  et  dissuade les élèves, le plus souvent, d'apprendre le grec au collège. Sachant qu’il est très difficile d’en faire au lycée…Un choix assez arbitraire, il faut bien le dire, est donc imposé entre le latin et le grec au collège.

            -Les civilisations latine et grecque étant étroitement liées, on fait de toute façon du grec en faisant du latin, en termes de civilisation, d’histoire et aussi souvent d’étymologie. De là à y ajouter la découverte de la langue elle-même il n’y avait qu’un pas !

            -Ce pas fut franchi en 1991 quand cette progression bilingue a été proposée pour la 1ère fois en classes de 4ème et 3ème. En 1996 les trois niveaux ( 5ème, 4ème et 3ème) se sont trouvés concernés, et ce sur les mêmes dotations horaires que pour le latin. On constitue alors un groupe de latinistes-hellénistes avec 2h hebdomadaires en 5ème , puis 3h en 4ème et 3ème, et un ou plusieurs groupes (selon l’effectif) de latinistes purs avec les mêmes répartitions horaires.

            -Concrètement, les élèves découvrent les deux langues en même temps avec toutefois une « immersion » en grec dans un premier temps pour apprendre l’alphabet, la lecture et l’écriture de cette langue. Le démarrage de l’apprentissage est plus long pour ces élèves  mais petit à petit ils rattrapent leurs camarades latinistes et en fin de 3ème tous peuvent prétendre continuer en lycée pour peu qu’ils en aient l’envie …et le temps !

            -Car c’est bien de cela qu’il s’agit : où et quand mieux qu’au collège peut-on vivre cette découverte culturelle et linguistique profitable dans tous les domaines, dans l’apprentissage d’autres langues, avec d’autres écritures éventuellement, le lycée orientant davantage le choix des options selon leur utilité professionnelle ?

-Les ministres de l’Education Nationale se sont succédés et tous ont salué ces expériences en encourageant les enseignants à  créer une dynamique nouvelle au service des langues anciennes et en demandant aux recteurs d’académies de lever les obstacles qui pourraient subsister à leur apprentissage.

-Des outils pédagogiques ont donc vu le jour : une publication de la Direction de l’Enseignement Scolaire en novembre 2005, des fiches pratiques publiées par le Centre de Documentation Pédagogique du Territoire de Belfort en 2006.

-L’expérience vaut donc d’être menée, et si dans notre collège il y a une demande suffisante d’élèves motivés ( et c'est le cas depuis la première année où nous avons proposé cette option il y a maintenant 6 ans), curieux et sans soucis particuliers dans leurs autres apprentissages, il serait dommage de ne pas la satisfaire, elle l’a été dans d’autres académies avec succès.

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Catégorie : Collège - Latin Latin-Grec


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